La Pologne prend enfin conscience du défi géostratégique que lui pose l’Ukraine


Par Andrew Korybko – Le 6 juillet 2026 – Source Blog de l’auteur

Le journaliste polonais Marek Kutarba a publié un article sur la façon dont « Volodymyr Zelensky aimerait prendre la place de Donald Tusk dans les salons européens ». Il a écrit que « Du point de vue de Kiev, [le différend polono-ukrainien] n’est pas un différend au sujet du passé. C’est le début d’une rivalité pour l’avenir de la région : qui sera le principal partenaire de l’Occident dans la politique envers la Russie, qui définira l’agenda de sécurité de l’Europe centrale et orientale, et qui deviendra le centre de gravité politique dans cette partie du continent ».

Kutarba y explique que « Le problème de Varsovie est que [l’Allemagne et l’Ukraine] sont à la fois nos partenaires clés et nos concurrents les plus importants. Ils ne diffèrent que par l’ampleur et la nature de cette compétition. Dans le cas de l’Allemagne, il s’agit de la domination structurelle de l’UE et de sa capacité de dicter la politique européenne. Dans le cas de l’Ukraine, il s’agit de se disputer le statut d‘ »État clé » pour l’Occident, dont les États-Unis, dans le contexte de l’endiguement de la Russie ».

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Trump et Rubio espèrent que des frappes ukrainiennes en profondeur amèneront la Russie à la table des négociations


Par Simplicius – Le 9 juillet 2026 – Source Blog de l’auteur

On parle beaucoup des nouvelles déclarations de Rubio, lors du sommet de l’OTAN, concernant les frappes ukrainiennes à longue portée. Lui et Trump semblaient soutenir l’idée que si l’Ukraine frappe des cibles russes en profondeur, cette campagne pourrait créer “l’espace” pour que la Russie soit poussée à négocier.

Mais plus fascinante est l’histoire derrière ce sentiment, car elle révèle un effort discret de la part des États-Unis pour donner à l’Ukraine plus de capacité à infliger des douleurs à la Russie dans le but de créer un effet de levier contre Poutine.

Il y a six mois, le NYT publiait un article décrivant comment la CIA a poursuivi ses opérations en Ukraine à « pleine puissance » même après que le Pentagone sous l’administration Trump, par l’intermédiaire de Hegseth, a commencé à réduire son propre rôle :

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Musk a construit un monopole dans le domaine de l’espace. La Chine peut-elle le briser ?


Par Arnaud Bertrand – Le 3 juillet 2026 – Source Blog de l’auteur

On prétend que ce que Tesla a fait pour stimuler l’industrie chinoise des véhicules électriques, SpaceX est en train de le faire pour stimuler l’industrie spatiale privée chinoise.

Par exemple, prenez ce qu’Ellis Scherer, analyste principal de l’espace pour l’ITIF (le principal groupe de réflexion mondial sur la science et la technologie), a récemment déclaré dans cet article de Reuters : « Tout ce que fait SpaceX annonce l’industrie spatiale chinoise… Je ne serais pas du tout surpris de voir une forte augmentation des sociétés et du financement chinois travaillant dans le domaine de l’espace »

Et les faits, jusqu’à présent, semblent étayer cette thèse : de nombreuses startups spatiales chinoises ont reçu des financements massifs ces derniers mois, ou sont en voie d’être introduite en bourse comme SpaceX. En voici quelques exemples :

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La guerre contre l’Iran. Les deux parties déclarent que leur protocole d’entente est ineffectif


Par Moon of Alabama – Le 8 juillet 2026

Les trois derniers jours ont conduit à une nouvelle escalade dans le détroit d’Ormuz.

Au début de la semaine, davantage de pétroliers ont emprunté la route du sud le long de la côte omanaise au lieu de la route du nord sur laquelle l’Iran, conformément au Protocole d’accord, insiste. La route omanaise est surveillée et protégée par des moyens militaires américains.

L’Iran n’est pas le seul à interpréter la clause 5 du mémorandum d’entente – “la République islamique d’Iran prendra des dispositions …” – pour lui donner le droit exclusif de réglementer le trafic dans le détroit.

Gérard Araud @GérardAraud – 19:59 UTC · 7 juillet 2026

À la première lecture par n’importe quel diplomate, le protocole d’entente donnait évidemment à l’Iran les mains libres sur le détroit d’Ormuz. …

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Une guerre pour avoir la paix


Un point de vue iranien sur la guerre en cours.


Par Hamidreza Azizi – Le 3 juillet 2026 – Source Iran Analytica

Le 1er juillet, des équipes techniques iraniennes et américaines ont tenu des pourparlers indirects à Doha, sous la médiation du Qatar et du Pakistan, pour suivre la mise en œuvre du protocole d’accord signé par les présidents Trump et Pezeshkian le 17 juin. Le vice-ministre des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi a annoncé par la suite que des groupes de travail avaient été formés pour superviser la mise en œuvre et, éventuellement, négocier un accord final. Le ministère des Affaires étrangères du Qatar a parlé de « progrès positifs ».

Le même jour, le Commandement central des États-Unis annonçait que le groupe amphibie USS Boxer, transportant la 11e Unité expéditionnaire des Marines composée de 2 500 Marines et marins, était entré dans sa zone de responsabilité « dans le cadre d’un déploiement déjà planifié ». Le vice-président JD Vance, quant à lui, suggérait dans une interview que l’intention de l’administration était d’utiliser la période du protocole d’entente pour reconstituer les réserves mondiales de pétrole et ensuite “voir où en sont les choses”.

Ces développements montrent les contradictions visibles de cette période post-MOU. Les contacts diplomatiques se poursuivent et se sont même institutionnalisés. Le détroit d’Ormuz est plus ouvert qu’à aucun autre moment depuis la guerre. Les exportations de pétrole iranien ont partiellement repris grâce aux dérogations de 60 jours du Trésor étasunien, et les mécanismes de gestion de l’escalade – groupes de travail, médiateurs, canaux de communication signalés – se sont multipliés. Pourtant, l’humeur à Téhéran devient de plus en plus suspicieuse chaque jour qui passe.

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La future guerre contre la Russie. Une route vers la ruine de l’Europe


Par Steve Jermy – Le 2 juillet 2026 – Source Blog de l’auteur

Résumé

Les dirigeants de l’OTAN, de l’UE et de l’E3 préparent l’Europe à une guerre [contre la Russie] d’ici 2030. À la lumière du bellicisme européen, la Russie pourrait décider de la commencer bien plus tôt. Si tel était le cas, les États-Unis ne seraient pas disposés à combattre la Russie au nom de l’Europe. Incapable de se défendre contre les missiles balistiques/hypersoniques conventionnels russes, l’Europe subirait une défaite rapide et des pertes militaires très élevées. Même après avoir demandé la paix, la destruction du système énergétique européen plongerait l’Europe dans une crise économique. La population européenne devrait être invités publiquement à débattre de ces risques et à faire entendre son point de vue. [Vu la propagande médiatique dans laquelle elle baigne, il n’est pas sûr que son point de vue soit si avisé, NdT]

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Donner une chance à la paix (ou pas ?)


Je vous le dis : la faille du Liban était prévue dès le départ. L’Iran n’a qu’à penser ce qu’il veut et aller se faire voir. − James Lindsay sur X


Par James Howard Kunstler – Le 19 juin 2026 – Source Clusterfuck Nation

Il faut considérer que les nombreuses personnes et formations qui clament haut et fort que « l’Iran a gagné la guerre » ont des intérêts extrêmement cyniques à présenter le président Donald Trump comme un perdant. Ses ennemis américains, principalement issus du parti de « Notre Démocratie », ne cherchent pas seulement à revenir au pouvoir, mais aussi à éviter la prison, voire la potence, si des accusations de trahison venaient à être retenues contre eux. (Voir : Gabbard publie des documents sur le rôle présumé de Fauci dans les recherches du laboratoire de Wuhan liées au COVID.)

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L’Iran reste ferme sur Ormuz malgré les carottes étasuniennes


Par Simplicius – Le 5 juillet 2026 – Source Blog de l’auteur

En pleines funérailles du Guide suprême iranien Ali Khamenei, la saga d’Ormuz continue de prendre des tournures intéressantes.

L’Iran refuse de faire des concessions aux États-Unis parce qu’il sait que l’administration perfide de Trump n’a aucun principe en ce qui concerne le respect des accords. Pendant tout ce temps, les États-Unis ont eu recours à la mendicité pure et simple et ont fait toutes les concessions possibles pour éviter l’humiliation d’accepter un détroit d’Ormuz soumis à des frais de passage :

Le Journal écrit :

Les États-Unis et Oman cherchent des moyens de briser l’insistance de l’Iran à imposer des péages aux navires qui traversent le détroit d’Ormuz. Leur principal levier dans les pourparlers indirects est une promesse de dégeler une partie des 100 milliards de dollars de fonds iraniens détenus à l’étranger.

Les diplomates américains ont offert un compromis à l’Iran, ont déclaré les gens : renoncer à sa prétention de contrôler le détroit et d’imposer des frais de passage en échange de milliards de dollars de fonds dégelés.

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Le Mémorandum avec l’Iran est coincé alors les États-Unis pivotent vers un plan B


Par Alastair Crooke – Le 3 juillet 2026 – Source Conflicts Forum

Le plan A était de renverser la République islamique qu’ils pensaient n’être qu’un fragile château de cartes. Cet effondrement – le pensaient-ils – se répercuterait et détruirait les autres fronts de l’Axe de la Résistance, selon l’analyse du Mossad et des centres de pouvoir israéliens connectés aux États-Unis. (Certains responsables américains avaient cependant quelques doutes).

La prédiction d’un soulèvement populaire en Iran s’est avérée être une erreur stratégique d’une telle portée qu’elle a, au contraire, catalysé une République plus forte, plus provocante et plus affirmée. Même les experts israéliens admettent que ces erreurs d’évaluation ont généré un nouvel équilibre des pouvoirs au Moyen-Orient. Jusque-là, un commentateur militaire israélien de premier plan (comme Alon Ben David) pouvait dire qu’Israël était l’adresse « incontournable » au Moyen-Orient pour les intérêts du monde entier ; mais qu’à partir de maintenant, l’État « incontournable » est, et sera, l’Iran. Ce commentaire illustre à quel point un Rubicon a été franchi.

Ainsi, le bloc collectif pro-sioniste est passé au plan B ; une « tromperie » basée sur un mémorandum d’entente qui, si les interprétations de Trump devaient être acceptées par l’Iran (ce qui est peu probable), conduirait effectivement au désarmement de l’Iran par le biais d’un accord nucléaire qui déshabillerait l’État en vertu d’exigences de « vérification » : des inspections intrusives et surprises de l’AIEA sur les « sites souterrains secrets » et des interrogatoires de scientifiques et d’académies de recherche. Tous seraient (à nouveau) exposés.

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