Avant, on disait qu’on ne savait pas à quoi ressemblerait 2050. Aujourd’hui, on dirait plutôt qu’on ne sait pas à quoi ressemblera 2030. − Jesus Enrique Rosas
Par James Howard Kunstler – Le 15 juin 2026 – Source Clusterfuck Nation

Vous devez vous dire que la réalité pousse le bouchon un peu loin avec le président qui ramène cette affaire iranienne — une guerre, en fait, avouons-le — à une issue favorable vers l’heure du dîner dimanche soir (bâillement), puis M. DJT se glissant directement sur son siège sur la pelouse de la Maison Blanche pour profiter de l’édition spéciale 80e anniversaire de Testosterone Gone Wild, c’est-à-dire une carte complète de sauvages couverts de tatouages se tabassant à la manière de l’UFC, comme si c’était le parking d’un Hooters un soir d’échange d’épouses… franchement, on ne peut pas faire plus surréaliste que ça.
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Au cours des dernières années, je suis arrivé à la conclusion que la Grande-Bretagne était le principal empêcheur de paix dans le monde et j’ai suggéré que si la City de Londres, avec ses structures de soutien au sein du gouvernement britannique, ses banques, ses services de renseignement, sa diplomatie secrète, ainsi que son vaste réseau de groupes de réflexion, d’organisations médiatiques, d’ONG, d’organisations caritatives et de casinos répartis dans le monde entier pouvaient être mis en quarantaine, probablement 95% de toutes les guerres et autres problèmes du monde disparaîtraient du jour au lendemain.
Le maintien de la diversité religieuse et ethnique est un aspect important de la modernité actuellement assiégée. Le nationalisme ethnique, le tribalisme, le militantisme sous la bannière de la religion et l’exclusion économique, sociale et autres gagnent en légitimité dans des endroits où existaient autrefois des sociétés multiculturelles et multiethniques relativement stables. Ce sont des signes de démodernisation – c’est-à-dire de régression à l’échelle de la modernité. [J’ai gardé le néologisme de « démodernisation » pour cette traduction afin de coller au plus près à la terminologie de l’auteur mais je pense qu’utiliser le mot « décadence » permettrait de clarifier le sens de ce texte, NdT]
Les conditions géopolitiques semblent se détériorer à une vitesse vertigineuse. Il y a une semaine, le lundi 22 juin, mon article s’intitulait « Une percée au Moyen-Orient ? » suite à la réunion entre les délégations américaine et iranienne pour des pourparlers (indirects) à Bürgenstock, en Suisse. Bien que les pourparlers aient mal démarré, y compris les inévitables propos orduriers du président Trump et les menaces dirigées contre les Iraniens, il est apparu que les deux parties voulaient désamorcer les hostilités et garder la situation sous contrôle.
