Octobre 2026 – Source Nicolas Bonnal

J’ai déjà écrit sur son livre-brulot, sa lettre à Jean-Paul II donc (pape dont il attendait beaucoup, et qui a masqué plus que ralenti l’effondrement terminal de la bâtisse), et je vais encore insister et compléter. Bruckberger tape lourd et il l’a fait en dépassant Guénon : il voit le mal se glisser dans l’Eglise depuis le treizième siècle. Remarquez, Guénon a parlé de l’affaire des Templiers (mais sans trop viser l’Eglise) dans son Autorité spirituelle, et Huysmans avait écrit que tout dégénérait depuis ce treizième siècle dit des cathédrales. Les plus lucides reliront Dante.

Par
L’étrange vanité de l’exceptionnalisme américain est l’ambition décomplexée d’une domination à spectre totale. L’idée est la suivante : l’Amérique doit dominer dans tous les domaines de conflits potentiels, terre-mer-air ainsi que l’espace et le cyberespace et tout autre domaine que vous pouvez imaginer, car c’est la seule façon pour les Américains de se sentir vraiment « en sécurité ». Une telle vanité a un prix élevé, car les dépenses du Pentagone atteignent 1 500 milliards de dollars par an. Mais l’argent n’est pas le plus important. Le plus important est l’état de guerre constant (et les préparatifs pour encore plus de guerre) qui caractérise la politique étrangère américaine depuis 1945. Ainsi que l’érosion de la liberté individuelle et l’appauvrissement des classes moyennes et ouvrières américaines du fait que l’argent s’écoule vers les fabricants d’armements au service d’une ambition impériale sans bornes.
Dernièrement, il ne se passe pas un jour en Europe sans qu’une peur des drones, un incendie ou une panne d’électricité ne soient imputés à la Russie. On nous dit que ces incidents font tous partie d’une “guerre hybride” incessante que la Russie mène contre l’Europe ; une guerre qui implique des incursions de drones, des violations de l’espace aérien, des sabotages, des incendies criminels, des cyberattaques et plus encore.
L’un des mystères persistants de ce quatrième tournant démentiel est de savoir comment il se fait que la prétendue élite intellectuelle américaine ait été la classe qui, sans aucune honte, ait perdu la tête collectivement, se soit ralliée à des idées allant de l’absurde au scandaleux — « Retirez les moyens financiers à la police », « des garçons dans les vestiaires des filles », « la carte d’électeur est injuste », « démantelez le capitalisme », « personne n’est en situation irrégulière », « des émeutes pour l’essentiel pacifiques », « l’obligation vaccinale contre la Covid », « la censure orchestrée par la CIA » — et a finalement décidé de défiler sous la bannière du communisme, le programme politique le plus flamboyamment ruineux de l’histoire.