Tout n’est pas si calme sur tous les fronts


Le CENTCOM confirme que l’Iran n’a frappé AUCUN navire de la marine ce matin, bien qu’il ait affirmé l’avoir fait. − Eric Daugherty sur X


Par James Howard Kunstler – Le 4 mai 2026 – Source Clusterfuck Nation

Projet Liberté. Bien joué ! Remarquez qu’il ne s’agit pas de l’Opération Liberté. Cela l’aurait présenté comme une opération militaire. Le président présente tactiquement cela comme une action humanitaire. M. Trump a informé le Congrès le 1er mai que les hostilités avec l’Iran (Opération Epic Fury) étaient terminées, à l’expiration du délai de 60 jours prévu par la Résolution sur les pouvoirs de guerre. Les navires commerciaux provenant de pays non impliqués dans le conflit entre l’Iran et les États-Unis seront désormais escortés en toute sécurité à travers le détroit d’Ormuz par des navires de la marine américaine.

Continuer la lecture

La vraie raison pour laquelle la Russie a envahi l’Ukraine


Par English Outsider – Le 29 mai 2026 – Moon of Alabama

Terreur et Guerre Mentale

Premières choses d’abord. Scott Ritter n’est pas dupe et, comme vous vous en doutez, identifie le facteur qui a déclenché l’Opération Militaire Spéciale :

« Une armée ukrainienne rajeunie, spécifiquement entraînée et équipée par l’OTAN, s’est positionnée pour résoudre la question du Donbass par la force militaire. Cela a à son tour déclenché l’intervention russe sous la forme de l’Opération Militaire Spéciale.”

Ce n’est pas anodin que Ritter le dise. Toute discussion sur cette guerre est troublée par le fait que la plupart de ceux qui s’opposent à la politique occidentale en Ukraine se trompent sur les raisons de l’invasion russe de l’Ukraine. Ils pensent que l’OMS est le résultat d’une décision du Kremlin de mettre enfin un terme à l’empiètement de l’OTAN, et non, principalement, d’une décision de préempter une attaque de Kiev contre le Donbass.

Cela peut sembler un point trivial, mais vous n’avez aucune idée des conséquences de cette erreur.  Les opposants influents à la guerre contre la Russie, aux États-Unis, en Allemagne et au Royaume-Uni ont un trou béant au centre même de leur argumentation. Nous voyons cela, à titre d’exemple, avec Diesen. L’un des adversaires européen les plus fins et les plus pondérés de la guerre que nous ayons -mais à coté de la plaque quand il s’agit d’expliquer pourquoi les Russes nous combattent !

Le professeur Diesen rejoint les professeurs Roberts et Mearsheimer et une foule d’autres sources faisant autorité qui se trompent sur l’invasion russe de l’Ukraine.  Carrément faux, comme le sont la plupart des grands noms. Selon Diesen, cette invasion russe était une « guerre d’agression aux conséquences imprévisibles », une « violation flagrante de la souveraineté de l’État ». Le fait que la dernière chose que Poutine voulait faire était d’envoyer ses chars de l’autre côté de la frontière, a fait des efforts considérables pour éviter de le faire, et à la fin n’a eu d’autre choix que d’agir rapidement pour empêcher les forces de Kiev de se déchaîner dans le Donbass, est passé inaperçu aux yeux de nombreux grands analystes et je soupçonne ce sera toujours ainsi.

C’est donc un trou d’un kilomètre de large au centre de l’argument contre la politique occidentale actuelle en Ukraine. « Les Russes ont eu tort de démarrer l’OMS mais ont eu raison en même temps parce que l’OTAN… » Pas étonnant que les figures dissidentes faisant autorité en Occident obtiennent si peu de succès auprès du grand public. D’une part, ils affirment que les Russes ont eu tort à 100% de déclencher une « guerre d’agression ». De l’autre, ils soutiennent que la cause russe est juste.   C’est gâcher un argument qui pourrait vous aider à faire comprendre à un public déjà sympathiquement enclin.

Ritter a plus de bon sens. Il ne se tord pas dans tous les sens en affirmant que le noir est blanc. C’est un homme direct et énergique et s’il pensait que les Russes avaient tort de commencer leur OMS, il le dirait directement et clairement, sans essayer de prétendre qu’ils avaient tort et en même temps raison. Mais il connaît la raison de l’OMS – une raison que tant d’autres ne parviennent pas à saisir – et est donc en mesure de présenter un argument cohérent condamnant la politique occidentale en Ukraine. …

b ici :

Ce qui précède est un point très important. La Russie ne voulait pas envahir l’Ukraine. Elle a fait de son mieux pour empêcher l’escalade d’un conflit qui couvait dans le Donbass. Mais à la mi-février 2022, les troupes ukrainiennes, préparées et activées par l’OTAN, n’étaient plus qu’à quelques jours et quelques heures d’envahir les républiques du Donbass.

À l’époque, ce blog signalait l’augmentation rapide des tirs d’artillerie contre les républiques « rebelles » du Donbass. Les observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à la ligne zéro signalaient beaucoup plus d’impacts d’artillerie ukrainienne sur les rebelles du Donbass que l’inverse. N’importe qui avec un tout petit peu d’entraînement militaire pouvait prédire la prochaine étape qui suivrait une telle préparation d’artillerie – une attaque blindée à part entière contre Donetsk et d’autres zones tenues par les rebelles.

L’intervention russe a été lancée pour empêcher cela.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

 

   Envoyer l'article en PDF   

L’évaluation au vitriol de l’Europe par Karaganov montre au monde la pensée des partisans de la ligne dure en Russie


Par Andrew Korybko − Le 6 mai 2026 − Source korybko.substack.com

andrew-korybko

Les observateurs, et particulièrement les responsables occidentaux, devraient prendre conscience de ces idées, car l’un de ces partisans de la ligne dure pourrait un jour remplacer Poutine.

 

 

Continuer la lecture

La guerre entre l’Ukraine et la Russie entre-t-elle dans sa phase finale ?


Un modèle de guerre d’usure semble l’indiquer


Par Peter Turchin − Le 21 mai  2026 − Source Cliodynamica

Dix scénarios générés par l’AWM concernant l’évolution des pertes ukrainiennes. La bande bleue représente le point de fin estimé (le niveau de pertes à partir duquel la guerre devient intenable). Source

La guerre du Golfe Persique menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a largement supplanté la couverture médiatique du conflit entre l’Ukraine et la Russie. À la lecture des informations diffusées par les grands médias, on pourrait penser que cette guerre, qui en est désormais à sa cinquième année, est toujours dans l’impasse ; voire que le vent est en train de tourner en défaveur de la Russie (Washington Post : La remarque de Poutine sur la guerre « touchant à sa fin » indique l’épuisement, et non la paix, selon les analystes ; NYT : Je suis le ministre des Affaires étrangères de la Suède. Ne surestimez pas la Russie).

Continuer la lecture

Serait-ce la phase finale du conflit en Ukraine ?


Par English Outsider – Le 29 mai 2026 – Moon of Alabama

Tiré d’un commentaire d’English Outsider :

La Russie va simplement submerger l’Ukraine et ensuite installer un gouvernement fantoche pour s’assurer qu’il soit neutre entre la Russie et l’Europe/l’OTAN. Cela pourrait durer encore quelques années, ou peut-être que la Russie va accélérer les choses, surprendre tout le monde et y arrive plus tôt.

Publié par : aelfwed – 28 mai 2026 0:24 utc /52

Continuer la lecture

L’agence d’espionnage chinoise pense que le pire est derrière elle


Par Arnaud Bertrand – Le 21 mai 2026 – Source : le blog de l’auteur

Il s’agit d’un document extraordinaire qui contient peut-être la description la mieux placée de la position de la Chine dans ses relations avec les États-Unis et ses dirigeants.

Le rapport a été rédigé par le CICIR – les Instituts Chinois des Relations Internationales Contemporaines (中国国国)) – qui est l’institut de recherche du puissant Ministère chinois de la Sécurité d’État (MSS), essentiellement la CIA et le FBI réunis en un seul organisme.

De plus, il a été publié sur chinadiplomacy.org.cn, qui est géré conjointement par le CIIS, l’institut de recherche du ministère chinois des Affaires étrangères.

En d’autres termes, vous pouvez difficilement trouver plus proche du cœur de l’affaire, à moins de vous asseoir directement à un briefing du Politburo.

Le titre du rapport est « La Grande Transformation mondiale et le chemin vers la coexistence américano-chinoise » et une traduction complète est disponible au bas de cet article, mais en attendant, permettez-moi de souligner ce qui m’a le plus frappé en le lisant.

Continuer la lecture

La guerre en Ukraine VI : Intégrer la puissance économique au modèle d’usure


Par Peter Turchin − Le 10 décembre 2023 − Source Cliodynamica

Dans le précédent article de cette série, j’avais promis de montrer comment les hypothèses relatives à la puissance économique et aux taux de pertes pouvaient être combinées au sein d’un même modèle de calcul. Hier, SocArxiv a enfin publié mon pré-print décrivant ce modèle (il a fallu plusieurs semaines pour résoudre certains problèmes bureaucratiques), et je peux désormais y renvoyer les lecteurs :

Test empirique des prédictions d’un modèle de guerre d’usure pour la guerre en Ukraine

Continuer la lecture

Une histoire mondiale de l’esclavage – Première partie


Par Michael Walker − Le 8 mai 2026 − Source amren.com

Weltgeschichte der Sklaverei (une histoire mondiale de l’esclavage), l’ouvrage écrit par Egon Flaig, a été originellement publié au format papier en 2009 par C.H. Beck, une prestigieuse maison d’édition allemande, et en est actuellement à sa troisième édition. L’auteur est professeur d’histoire ancienne à l’université de Rostock. L’homme apparaît comme un universitaire excentrique à l’ancienne, avec ses nœuds papillons et son langage soutenu. Mais il n’est pas étranger aux controverses, et son nom est bien connu en Allemagne. Les éditeurs ont peut-être espéré que sa renommée contribuerait à compenser les inconvénient de traiter d’un sujet trop complet pour attirer la plupart des spécialistes, et trop académique pour attirer un vaste lectorat. Si tel est le cas, ils n’auront pas été déçus.

Continuer la lecture

La guerre en Ukraine V : Hypothèses alternatives


Par Peter Turchin − Le 9 décembre 2023 − Source Cliodynamica

Une chose dont je me suis rendu compte depuis que j’ai publié ma série d’articles sur la guerre en Ukraine (le dernier ici) en juillet, c’est que je n’avais auparavant abordé explicitement qu’une seule hypothèse (celle qui prédit une victoire de la Russie). Or, mon objectif est de formuler une prédiction scientifique (voir Prédiction scientifique ≠ Prophétie) et la bonne science exige de confronter plusieurs hypothèses les unes aux autres.

Continuer la lecture