La fin est-elle proche ?


Ce sont les derniers jours d’Hitler, avec une touche perse. − LH Grey sur X


Par James Howard Kunstler – Le 23 mars 2026 – Source Clusterfuck Nation

Non seulement l’heure la plus sombre précède l’aube, mais la pensée collective est à son paroxysme, et la lumière au bout du tunnel pourrait bien être une explosion qui vous explosera le cul. La Garde révolutionnaire iranienne (le CGRI), de plus en plus décapitée, tourbillonne dans son vortex de martyre alors que les derniers pièges se referment sous ses pieds. Dites aux houris aux yeux écarquillés du paradis de se parer pour une nouvelle moisson de vrais croyants.

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Les États-Unis et l’Iran mettent fin à 21 heures de pourparlers sans trouver d’accord


Par M.K. Bhadrakumar – Le 11 avril 2026 – Source Indian Punchline

À Téhéran, on s’attend de plus en plus à ce que les pourparlers d’Islamabad avec les États-Unis ouvrent la porte menant à la roseraie. Mais certains bruits résonnent encore dans la mémoire, car les États-Unis ont été un interlocuteur totalement peu fiable et sans scrupules.

Les pourparlers d’Islamabad, qui ont duré 21 heures samedi, se sont terminés sans accord. Le vice-président américain JD Vance, lors d’une très courte conférence de presse à Islamabad, a reproché à l’Iran de ne pas accepter les conditions américaines. Comme il l’a dit, « nous devons voir un engagement affirmatif selon lequel [l’Iran] ne cherchera pas à se doter de l’arme nucléaire, et ils ne chercheront pas les outils qui leur permettraient de se doter rapidement d’une arme nucléaire. C’est l’objectif principal du président des États-Unis, et c’est ce que nous avons essayé d’atteindre grâce à ces négociations ».

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a déclaré que les deux parties étaient parvenues à un consensus sur certaines questions, mais avaient des points de vue différents sur 2 ou 3 sujets importants. Baqaei a déclaré que les pourparlers couvraient de nouveaux problèmes ayant leurs propres complexités, tels que le détroit d’Ormuz, mais a souligné que la diplomatie ne s’arrête jamais, car c’est un outil pour préserver les intérêts nationaux, et « se tient prêt à toutes sortes de sacrifices ».

Baqaei a déclaré plus tard à la télévision d’État iranienne : « Naturellement, dès le début, nous n’aurions pas dû nous attendre à parvenir à un accord en une seule session. Personne n’avait une telle attente. Et Téhéran est confiant que les contacts entre nous et le Pakistan, ainsi que nos autres amis dans la région, se poursuivront ».

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Trump et le diable


Par Moon of Alabama – Le 13 avril 2026

Le président Donald Trump est depuis quelque temps en conflit ouvert avec le pape Léon de l’Église catholique.

Dans le contexte de la querelle, Trump a posté une photo de lui-même dépeint comme un saint guérisseur supervisé par un diable.

Et non, ce n’est pas un poisson d’avril en retard…

Le 4 février 2026, le compte X / Twitter NickAdamsinUSA publiait cette photo, faite par AI, de Trump dépeint en saint guérisseur.

L’Amérique est malade depuis longtemps. Le président Trump est en train de guérir la nation.

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La détermination de l’Iran à sortir du confinement total mis en place par l’Occident


Par Alastair Crooke – Le 10 avril 2026 – Source  Conflicts Forum

La cessation temporaire des hostilités au Moyen-Orient est un jeu d’équilibriste. À l’origine, il devait y avoir une cessation des actions militaires sur “tous les fronts”, y compris au Liban ; c’était l’une des dix conditions préalables iraniennes. Trump a dûment affirmé que le cadre en 10 points de l’Iran constituait une “base viable” pour entamer des négociations directes avec l’Iran.

Pour l’Iran, ces points étaient considérés comme des conditions préalables, plutôt que comme des points de départ à partir desquels les négociations découleraient.

CBS a rapporté que Trump avait été informé que les conditions de l’Iran, qu’il avait acceptées jeudi, s’appliqueraient à la région du Moyen-Orient dans son ensemble ; et il a convenu que cela inclurait le Liban. Les médiateurs ont rapporté que le cessez-le-feu inclurait le Liban, et l’annonce du Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif l’incluait. Le ministre des Affaires étrangères Araghchi a également confirmé que le Liban était inclus.

La position de Trump s’est cependant inversée à la suite d’un appel téléphonique de Netanyahu. Selon le correspondant israélien Ronan Bergman, écrivant dans Yediot Ahoronot, Netanyahu a soudainement et tardivement fait exploser la situation : en Israël, les deux échelons – militaire et politique – ont reçu pour instruction de prouver qu’il n’y avait pas de cessez-le-feu pour le Hezbollah en organisant une énorme attaque contre des quartiers résidentiels surpeuplés au Liban – tuant et blessant plus de 1 000 personnes, en grande partie des civils.

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Crise énergétique mondiale ou capitulation de l’Iran dans cinq semaines ?


Par Brandon Smith − Le 30 mars 2026 − Source Alt-Market

La dernière fois que les marchés énergétiques mondiaux ont connu un choc similaire à celui que nous pourrions voir cette année, c’était lors de l’embargo pétrolier arabe de 1973. Alors que les tensions s’intensifiaient pendant la guerre du Yom Kippour, lorsque la coalition arabe lança une attaque surprise contre Israël, les pays de l’OPEP unirent leurs forces pour couper l’approvisionnement en pétrole des alliés d’Israël, y compris les États-Unis. Cela gelait environ 15 % des exportations de pétrole vers l’Amérique, déclenchant la spéculation sur les marchés, la thésaurisation et l’inflation des prix.

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La guerre contre l’Iran. Le perdant essaie de fixer ses « conditions » – L’étrange idée de bloquer les bloqueurs


Par Moon of Alabama – Le 12 avril 2026

La première série de pourparlers entre les États-Unis et l’Iran n’a abouti à rien.

Les négociateurs américains ont mal évalué leur situation et ont tenté d’imposer leurs conditions (archivé):

Vance a peu parlé de ce qui s’est passé pendant plus de 21 heures de négociations, suggérant qu’il avait remis aux iraniens une proposition à prendre ou à laisser pour mettre fin à jamais à leur programme nucléaire, et ils l’ont rejetée.

« Nous avons clairement indiqué quelles sont nos lignes rouges », a déclaré M. Vance aux journalistes, « sur quels points nous sommes prêts à faire des concessions ». Il a ajouté « ils ont choisi de ne pas accepter nos conditions ».

Les États-Unis ont, jusqu’à présent, perdu cette guerre. Aucun objectif de guerre n’a été atteint. Ses tentatives de voler l’uranium enrichi de l’Iran se sont soldées par les plus grandes pertes de l’armée de l’air depuis l’époque de la guerre du Vietnam. Ils ne sont pas en mesure de fixer leurs conditions :

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La guerre contre l’Iran. Les négociateurs vont devenir les boucs émissaires de la défaite américaine


Par Moon of Alabama – Le 11 avril 2026

Les États-Unis ont menacé l’Iran de rouvrir le détroit d’Ormuz afin de pouvoir bénéficier d’un cessez-le-feu. Mais l’Iran n’est pas intéressé donc pas d’accord avec cela. Avant tout cessez-le-feu, a-t-il déclaré, nous exigeons que les États-Unis reconnaissent que l’Iran garde le contrôle du détroit.

L’administration Trump, soumise à une pression immense en raison des conséquences économiques de la fermeture du détroit, a acquiescé. Mais elle avait besoin d’une excuse pour calmer les partisans de la ligne dure de son propre camp. Elle a ainsi publié une histoire qui expliquait pourquoi le détroit reste fermé.

L’Iran incapable de trouver les mines dans le détroit d’Ormuz, selon les États-Unis (archivé) – NY Times

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Où vont les profits de la guerre ?


Par Gabriel Zucman − Le 7 avril 2026 − Source Blog de l’auteur

Pour les peuples et les dirigeants des années 1970, il était évident que les profits engendrés par l’explosion des prix de l’or noir à la suite des chocs pétroliers de 1973 et 1979 avaient vocation à être, en grande partie, socialisés.

Certains pays producteurs, comme l’Arabie Saoudite et le Venezuela, choisirent de nationaliser leur production (entre 1973 et 1980 pour le premier pays, en 1976 pour le second) ; d’autres de la taxer à des taux quasi-confiscatoires.

Les États-Unis créèrent ainsi en 1980 une taxe sur les superprofits pétroliers au taux de 70 %, qui s’appliquait après avoir payé l’impôt normal sur les sociétés au taux de 46 %. Soit une imposition totale de près de 85 %. Le Royaume-Uni fit de même en 1975.

Tout comme les bénéfices des marchands d’armes s’étaient vus confisqués pendant les guerres du 20e siècle – avec une imposition à 95 % des superprofits aux États-Unis en 1942 – il était hors de question que la rente pétrolière, fruit de conflits armés et de révolutions, puisse être appropriée par quelque puissance privée que ce soit.

C’est ainsi que les richesses pharaoniques générées par l’explosion du cours de l’or noir, ce prix tant convoité, échappèrent aux majors et à leurs propriétaires.

Fort mécontents, ces derniers se promirent qu’on ne les y reprendrait plus.

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Grandir avec Sam


Par Roger Scruton − 2005

Roger Scruton, 1989 | Levan Ramishvili | Flickr

Roger Scruton, 1989 | Levan Ramishvili | Flickr

Regarder un enfant grandir, c’est se détacher de soi-même et s’attacher à un autre dont la totale dépendance contraint votre propre indépendance. Vous êtes le gardien, celui qui commande, qui protège et qui fait respecter le bien de l’enfant, et votre devoir principal est d’empêcher que le monde le détruise. Les maux qui, auparavant, étaient purement hypothétiques, deviennent des menaces réelles et il n’est plus possible de regarder de haut la corruption et la bêtise du monde comme si vous pouviez la tenir à distance et revenir à vos livres.

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Premières impressions concernant le cessez-le-feu surprise entre les États-Unis et l’Iran


andrew-korybko

Par Andrew Korybko — Le 8 avril 2026 — Source korybko.substack.com


On ne pourra véritablement désigner de vainqueur qu’une fois un accord de paix signé, en examinant les décisions concernant l’uranium enrichi, le programme nucléaire, le programme de missiles de l’Iran, ses exportations pétrolières vers la Chine, et le pétroyuan.
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