Par Alastair Crooke – Le 30 octobre 2026 – Source Conflicts Forum
The Atlantic, le 23 octobre, publiait un profil du chef de la CIA, John Ratcliffe. Son sous-titre contient le “récit” le plus significatif de l’article : « Le directeur de la CIA, John Ratcliffe, dirige une agence qui est en guerre contre la Russie, pendant que Trump se montre aimable avec Poutine ».
L’article de The Atlantic ne cache pas son objectif. Il s’agit de présenter Ratcliffe comme un professionnel impartial qui connait parfaitement les subtilités de la guerre en Ukraine. Et qui les explique « telles qu’elles sont » au président, laissant ce dernier décider des options.
Ce panégyrique de Ratcliffe publié par The Atlantic cache cependant des questions de fond sur la probité des analyses de la CIA ; leur impact sur la politique ; et la mesure dans laquelle la pure excitation de l’action secrète militarisée entrave inévitablement les rapports analytiques qui lui sont contraires. L’analyse ne correspond pas à la réalité.
Par
Des vidéos qui présentent les musulmans comme des envahisseurs. Des publicités qui accusent le Qatar de financer l’“islamisation” de l’Europe. Et des millions d’affichages achetés sur les réseaux sociaux sans que le public sache réellement qui paie. Depuis octobre 2023, cette opération s’est déployée dans 30 pays. Son ampleur apparaît dans 


La Russie a répondu à l’escalade par l’escalade. En réponse à la pression ukrainienne, facilitée par l’Occident, qui a frappé en profondeur le territoire russe début juin, Moscou est passée à la vitesse supérieure, appliquant un nouveau niveau de pression militaire sur les villes et les industries essentielles de l’Ukraine.
J’ai passé suffisamment d’années à la Central Intelligence Agency pour apprendre à lire les articles de presse que les amis de l’agence placent pour elle. L’article de Shane Harris, le nouvel ami du directeur de la CIA John Ratcliffe, paru dans The Atlantic du 23 octobre, en est l’un des cas. Il est écrit pour faire passer Ratcliffe pour un professionnel sobre à la tête d’une administration chaotique. Mais lisez-le attentivement et il confirme ce que Washington a passé quatre ans à nier : les États-Unis ne se contentent pas d’approvisionner l’Ukraine. Par l’intermédiaire de la CIA, ils combattent la Russie.