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L’Iran a officiellement élargi la logique de sa guerre contre les États-Unis. Vendredi, le porte-parole de l’armée, le général de brigade Mohammad Akraminia, a déclaré que les forces iraniennes s’orientaient vers une « guerre préventive » depuis le conflit de juin 2025 et que les frappes récentes avaient poursuivi des objectifs à la fois dissuasifs et préventifs. Selon lui, l’Iran pourrait agir avant une attaque américaine ou israélienne anticipée, plutôt que d’attendre d’en subir le premier coup.
Cette déclaration a suivi — et non immédiatement accompagné — une nouvelle série d’attaques iraniennes de missiles et de drones contre des installations américaines et des territoires alliés dans la région. Plus tôt dans la semaine, l’Iran avait annoncé avoir tiré des missiles balistiques sur des positions américaines en Jordanie, notamment le camp Titin et la base aérienne Prince Hassan. La Jordanie a déclaré avoir intercepté dix des treize missiles entrés dans son espace aérien, les trois autres étant tombés dans des zones inhabitées. Les affirmations iraniennes selon lesquelles des militaires, des avions ou des systèmes de défense aérienne américains auraient été détruits n’ont pas été vérifiées de manière indépendante.
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Alors que la guerre en Ukraine entre dans sa phase suivante, les observateurs internationaux continuent de rechercher des signes d’une issue diplomatique ou d’un règlement négocié. Cependant, un examen attentif de la dynamique politique, du renseignement et stratégique sous-jacente suggère qu’il est très peu probable que le conflit se termine dans un proche avenir. La prolongation de la guerre n’est pas simplement le résultat d’impasses sur le champ de bataille, mais le produit d’un réseau complexe d’impératifs de survie, de domination des agences de renseignement et d’une sinistre utilité stratégique. De ce point de vue, la poursuite du conflit sert les intérêts immédiats des principaux acteurs impliqués, créant un cycle autonome qui résiste à une résolution pacifique.
Le système international est en train de graviter naturellement vers un équilibre international des pouvoirs, dans lequel aucun État ou groupe d’États ne pourra dicter leur conduite aux autres. L’équilibre des pouvoirs, qui contraint toutes les grandes puissances, peut être perturbé si une grande puissance est vaincue par une guerre ou s’effondre de l’intérieur. Pourtant, les États ne s’équilibrent pas d’eux-mêmes et poursuivent des politiques expansionnistes s’ils n’ont pas de contraintes. La conséquence prévisible est donc qu’un pouvoir déséquilibré poursuivra des politiques expansionnistes qui l’épuiseront, tandis que d’autres puissances montantes à la périphérie commenceront à équilibrer collectivement l’hégémon. Le système international retombe ainsi vers un équilibre.
La stratégie de l’Europe à l’égard de la Russie repose sur une contradiction. Ses gouvernements parlent comme s’ils dirigeaient la confrontation, mais ils n’ont pas la puissance militaire, la capacité industrielle et l’infrastructure de renseignement nécessaires pour la soutenir de manière indépendante. L’Europe peut escalader, mais elle ne peut pas dominer l’escalade. Cela peut créer des obligations pour Washington, mais cela ne peut pas remplacer la puissance américaine.